Test The Rogue Prince of Persia PS5: un roguelite efficace face à Dead Cells

AuthorArticle written by Vivien Reumont
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Publication date10/04/2026
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L’ombre du Prince plane à nouveau sur le jeu vidéo, mais cette fois dans un format que peu attendaient vraiment. Avec The Rogue Prince of Persia, Ubisoft confie l’une de ses licences les plus emblématiques à Evil Empire, studio déjà reconnu pour son travail sur Dead Cells. Résultat : un roguelite nerveux, exigeant et résolument moderne, qui tente de conjuguer héritage et renouvellement. Sur PS5, cette nouvelle proposition intrigue autant qu’elle divise, surtout face à un modèle aussi solide que Dead Cells. Alors, simple variation ou vraie réussite ?

 

Un retour inattendu pour le Prince en version roguelite

Une licence au passé mouvementé

La saga Prince of Persia n’a jamais eu une trajectoire linéaire. Entre ses débuts mythiques, son virage plus sombre avec Warrior Within, puis une mise en retrait progressive au profit d’autres franchises majeures d’Ubisoft, elle semblait avoir perdu une partie de son identité. Pourtant, ces dernières années ont marqué un retour en grâce discret mais notable, notamment avec The Lost Crown, salué pour son approche moderne et respectueuse des racines.

Dans ce contexte, The Rogue Prince of Persia apparaît comme une nouvelle tentative de réinvention. Et pas n’importe laquelle : un passage assumé vers le roguelite, un genre aujourd’hui saturé mais toujours populaire auprès d’un large public.

Un virage assumé vers le roguelike

Dès ses premières minutes, le jeu annonce la couleur. Ici, pas de progression linéaire classique : chaque run est différente, chaque mort ramène au point de départ, et chaque tentative devient une opportunité d’apprentissage. Le Prince évolue dans un monde généré de manière procédurale, où les chemins changent et les surprises sont constantes.

Ce choix de design rapproche immédiatement le titre de Dead Cells, une comparaison inévitable tant les similarités sont nombreuses, que ce soit dans le rythme, la structure ou même certaines mécaniques.

Un lancement console attendu

Après une période en accès anticipé sur PC, le jeu arrive enfin sur consoles, dont la PS5. Cette version finale intègre plusieurs ajustements majeurs, notamment visuels, offrant une expérience plus aboutie et cohérente. Pour les joueurs console, c’est donc une première vraie découverte, sans le filtre des mises à jour progressives.

Et dès les premières heures, une chose est claire : le jeu a de solides arguments à faire valoir.

 

Un gameplay nerveux entre parkour et combat

Une mobilité au cœur de l’expérience

L’un des points forts indiscutables du jeu réside dans sa mobilité. Le Prince n’est pas simplement agile : il est constamment en mouvement. Courses murales, sauts millimétrés, glissades et enchaînements acrobatiques donnent au gameplay une fluidité remarquable.

Chaque déplacement devient presque instinctif, et le jeu encourage une forme de créativité dans la manière d’aborder les niveaux. Cette sensation de liberté dans le mouvement est sans doute ce qui rapproche le plus le titre de l’ADN historique de la licence.

Des affrontements dynamiques et exigeants

Le combat ne se contente pas d’accompagner cette mobilité : il en dépend directement. Pour survivre, il faut apprendre à combiner esquives, attaques et déplacements avec précision. Les ennemis ne pardonnent pas l’approximation, et certains boss exigent une véritable maîtrise des mécaniques.

Le duel contre le général Berude, par exemple, illustre parfaitement cette exigence. Ses attaques imposent un timing précis, obligeant le joueur à exploiter pleinement les capacités de déplacement du Prince.

Une formule qui rappelle fortement Dead Cells

Difficile de ne pas penser à Dead Cells en jouant. Le rythme des combats, la structure des runs, la gestion des builds… tout évoque le célèbre roguelite. Et ce n’est pas un hasard : Evil Empire est directement issu de l’équipe ayant enrichi ce dernier.

Mais là où Dead Cells mise sur une brutalité immédiate et une lisibilité parfaite, The Rogue Prince of Persia introduit une dimension plus acrobatique. Le parkour devient une composante centrale du combat, apportant une identité légèrement différente, même si la filiation reste évidente.

 

Une profondeur de build efficace mais parfois répétitive

Armes et médaillons : un système riche

Le jeu propose une grande variété d’armes et de médaillons, permettant de créer des builds variés à chaque partie. Armes de mêlée, outils à distance, effets élémentaires… les possibilités sont nombreuses et encouragent l’expérimentation.

Les médaillons, en particulier, ajoutent une couche stratégique intéressante. En combinant certains effets, il est possible de débloquer des bonus puissants, transformant complètement le style de jeu. Ce système pousse à adapter sa stratégie en fonction des trouvailles, renforçant l’intérêt des runs.

Une progression méta bien pensée

Au-delà des runs, le jeu propose une progression dite “méta”. En accumulant des ressources, le joueur débloque des améliorations permanentes, facilitant les parties suivantes. Contrairement à certains roguelites plus rigides, cette progression est ici divisée en plusieurs axes, laissant une certaine liberté dans le développement du personnage.

Ce choix apporte une sensation de contrôle appréciable, évitant la frustration d’une progression trop aléatoire.

Une structure qui finit par tourner en rond

Malgré ces qualités, le jeu montre ses limites sur la durée. Le principal reproche concerne sa structure globale, qui manque de renouvellement. Les chemins restent similaires, et certains affrontements, notamment les boss, reviennent trop souvent.

Cette répétitivité peut entamer la motivation, surtout pour les joueurs habitués à des roguelites offrant une plus grande diversité. Un constat qui empêche le jeu d’atteindre pleinement le niveau d’excellence de ses inspirations.

 

Une identité solide malgré quelques limites

Une direction artistique revisitée

Le jeu a bénéficié d’une refonte visuelle notable, offrant un style plus affirmé et cohérent. Les environnements sont lisibles, les animations fluides, et l’ensemble dégage une vraie personnalité.

Sans révolutionner le genre, cette direction artistique contribue à rendre l’expérience agréable et accessible, notamment pour un public moins habitué aux roguelites.

Un rythme de jeu addictif mais imparfait

Comme tout bon roguelite, The Rogue Prince of Persia repose sur un principe simple : recommencer encore et encore. Et sur ce point, il remplit son contrat. Les runs s’enchaînent naturellement, portées par un gameplay efficace et une progression gratifiante.

Mais cette addiction est parfois freinée par la répétitivité évoquée plus tôt. Là où Dead Cells parvient à renouveler constamment l’expérience, le titre d’Evil Empire peine à maintenir cet élan sur la durée.

Une comparaison inévitable avec The Lost Crown

Impossible de ne pas comparer ce spin-off avec The Lost Crown, autre succès récent de la licence. Là où ce dernier brillait par sa structure Metroidvania et son sens du rythme, The Rogue Prince of Persia adopte une approche plus fragmentée.

Le résultat est différent, mais complémentaire. L’un explore en profondeur, l’autre privilégie la rejouabilité. Deux visions d’une même licence, qui montrent à quel point celle-ci peut encore se réinventer.


Un bilan clair entre qualités et défauts

Des points forts qui font mouche

  • Un gameplay ultra fluide et nerveux : le parkour est une vraie réussite, avec des déplacements précis et dynamiques qui donnent au jeu une identité forte.
  • Des builds variés et accessibles : la combinaison d’armes et de médaillons permet d’expérimenter facilement sans perdre le joueur.
  • Une progression méta bien équilibrée : les améliorations permanentes encouragent la progression sans casser le défi.
  • Une excellente prise en main : le jeu reste accessible même pour les joueurs peu habitués aux roguelites.

Des faiblesses qui freinent l’expérience

  • Une répétitivité qui s’installe rapidement : les runs finissent par se ressembler, surtout dans leur structure globale.
  • Un manque de variété sur la durée : ennemis, situations et boss peinent à renouveler l’expérience.
  • Une comparaison difficile face à Dead Cells : le jeu manque parfois de surprise face à son modèle.
  • Une prise de risque limitée : efficace, mais trop proche des standards du genre pour vraiment marquer durablement.

En quelques mots

The Rogue Prince of Persia n’est pas une révolution, mais il n’en avait peut-être pas besoin. En s’appuyant sur des bases solides héritées de Dead Cells, tout en y injectant l’ADN acrobatique du Prince, Evil Empire livre un roguelite efficace, accessible et souvent très plaisant à parcourir. Si sa structure répétitive l’empêche d’atteindre les sommets du genre, il reste une proposition solide, surtout pour les joueurs PS5 en quête d’un jeu nerveux et rejouable. Une chose est sûre : la licence Prince of Persia n’a pas dit son dernier mot.

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Evil Empire

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