Ghost Keeper: notre test glaçant de l'early access sur Steam

AuthorArticle written by Vivien Reumont
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Publication date02/02/2026

Un courant glacé souffle sur la scène du jeu vidéo indépendant, et son nom est Ghost Keeper. Disponible en early access sur Steam, ce jeu de stratégie développé par Quest Craft et édité par Gaming Factory se présente comme un vibrant hommage aux classiques des années 2000, tout en injectant une bonne dose d’originalité. Ici, vous ne sauvez pas l’humanité… vous la terrorisez.

Dans cette version anticipée, les joueurs prennent le contrôle de fantômes, démons et monstres, chacun doté de compétences uniques, avec pour objectif d’effrayer — ou d’éliminer — les pauvres mortels de l’Angleterre victorienne. Mais ces âmes errantes ne sont pas seules : la Confrérie des chasseurs de fantômes rôde, prête à vous aspirer au moindre faux pas.

Ghost Keeper se distingue dès les premières minutes par sa liberté d’action, sa direction artistique gothique léchée, et son gameplay créatif, où l’expérimentation est encouragée. Loin des modèles actuels remplis de microtransactions et de grinding incessant, le jeu propose une expérience ludique, directe et étonnamment riche, malgré son statut d'accès anticipé.

"Il y a quelque chose de délicieusement nostalgique dans le fait de pouvoir électrocuter un mortel en sabotant une canalisation après avoir attiré sa curiosité avec une lumière défaillante."

Après plusieurs heures de test, entre rires diaboliques, planifications stratégiques et petites frustrations, voici notre avis détaillé sur cette perle étrange venue d’outre-tombe.

 

Les bases de Ghost Keeper : un retour aux classiques, avec du sang neuf

Le principe du jeu et son inspiration rétro

Ghost Keeper rappelle fortement ces jeux de la fin des années 90 et du début des années 2000 où l’expérimentation et la liberté primaient sur le réalisme ou l’ultra-compétitivité. À la manière d’un Neighbour From Hell ou d’un Dungeon Keeper, le jeu vous invite à mettre en scène vos pires idées, à manipuler l’environnement et les humains pour parvenir à vos fins : faire fuir, paniquer ou tuer.

Le joueur incarne une entité qui commande une horde d’esprits maléfiques. Le but ? Reprendre possession des lieux hantés en répandant la terreur dans les cœurs des mortels. Rien que ça. Mais attention : chaque niveau est un puzzle à résoudre, chaque victoire exige ruse, timing… et une pincée de sadisme.

Fantômes, démons et autres joyeusetés : les créatures à votre service

Le casting spectral du jeu est riche et varié : fantômes plaintifs, démons vengeurs, bêtes de cauchemar… chaque entité possède un pouvoir spécifique qui peut être utilisé en solo ou combiné avec d’autres pour créer des effets redoutables. Le jeu encourage d’ailleurs l’expérimentation : certaines combinaisons se découvrent au fil des essais, et peuvent transformer une stratégie banale en chef-d’œuvre de terreur.

Chaque entité interagit différemment avec l’environnement et les humains : certains font clignoter les lumières, d’autres provoquent des hallucinations, déclenchent des pièges ou manipulent des objets à distance. La diversité des pouvoirs offre une profondeur stratégique étonnante, surtout pour un jeu en early access.

Liberté d’action et créativité : chaque niveau comme un terrain de jeu sadique

C’est sans doute ici que Ghost Keeper brille le plus. Dès le tutoriel, le joueur comprend qu’il n’existe pas une seule façon de gagner, mais une infinité de méthodes pour atteindre ses objectifs. Les niveaux sont entièrement interactifs : on peut jouer avec les lumières, saboter la plomberie, piéger les objets du décor…

Chaque nouvelle mission est un terrain de jeu, une scène de crime en puissance où l’on peut rejouer, tester de nouvelles approches, et même chercher à améliorer son score en utilisant des moyens toujours plus tordus. Ghost Keeper récompense l’ingéniosité et le sadisme créatif, transformant chaque session en un petit laboratoire de l’horreur.

 

Un gameplay aussi effrayant que stratégique

Combos et pouvoirs : l’art de la terreur sur mesure

Ghost Keeper ne se contente pas de vous offrir des entités puissantes ; il vous propose de composer votre propre cocktail d’horreur. Grâce à la variété des pouvoirs et aux possibilités de combinaison, chaque partie devient un terrain d'expérimentation tactique. Vous pouvez, par exemple, rendre un personnage paranoïaque en faisant grincer une porte, puis l’attirer vers une zone piégée et l’achever avec une attaque électrique bien placée.

La progression dans le jeu repose sur l’apprentissage des mécaniques et la découverte des synergies entre entités et environnement. Loin d’être figées, ces interactions évoluent au fil des niveaux, obligeant le joueur à sans cesse revoir ses plans. On est loin d’un gameplay figé : ici, l’intelligence et l’imagination sont vos armes les plus tranchantes.

Mortels, pièges et environnement interactif

Les niveaux de Ghost Keeper sont conçus comme des maisons de poupées macabres. Chaque recoin peut cacher une opportunité : une étagère à faire tomber, un robinet à saboter, un vieux poste de radio à enclencher... Il ne s’agit pas simplement d’effrayer, mais de tisser un scénario de peur, d’orchestrer des séquences qui poussent les humains à la panique totale.

Ce système repose sur une mécanique de points et d’évaluation : plus vos actions sont créatives, plus vous obtenez de score. Le jeu encourage donc à rejouer les niveaux pour perfectionner ses attaques et explorer des approches inédites. C’est addictif, gratifiant, et surtout très fun.

Le défi de la Confrérie : chasseurs de fantômes bien déterminés

Mais attention, tout ne sera pas simple pour autant. La Confrérie, organisation d’exorcistes et de chasseurs de fantômes, vous traque activement. Ces ennemis spécifiques introduisent une couche supplémentaire de stratégie : si vous les ignorez, ils finiront par vous capturer et vous éliminer. Vous devrez donc apprendre à les éviter, les effrayer… ou les neutraliser.

Leur présence transforme certains niveaux en véritables jeux du chat et de la souris, où le moindre bruit ou mouvement mal placé peut provoquer une confrontation mortelle. Cela oblige à jongler entre terreur et prudence, à planifier plusieurs coups à l’avance, à piéger tout en restant dans l’ombre.

 

Un univers immersif à souhait

L’Angleterre du XIXe siècle comme terrain de jeu

Ghost Keeper s’illustre par son cadre historique soigneusement travaillé. L’Angleterre victorienne, avec ses ruelles embrumées, ses manoirs gothiques et ses tavernes lugubres, sert de toile de fond parfaite pour ce ballet de l’horreur. Les environnements sont variés et bourrés de détails, donnant vie à un monde où chaque meuble, chaque grincement de parquet, participe à l’ambiance.

Les développeurs ont fait le choix d’une esthétique qui mêle réalisme historique et exagération volontaire, flirtant parfois avec le grotesque pour souligner l’aspect macabre du jeu. Cela fonctionne à merveille : le style visuel donne une identité forte à chaque niveau tout en renforçant le sentiment de domination surnaturelle que le joueur ressent en hantant ces lieux.

Une direction artistique et sonore digne des meilleurs classiques gothiques

Impossible de parler d’immersion sans évoquer le travail sonore, véritable fil conducteur de l’ambiance. Bruits de pas furtifs, éclats de voix apeurées, chuchotements dans les couloirs, tout est pensé pour que le joueur ressente la tension… ou l’exploite. La bande-son alterne entre mélodies envoûtantes et silences pesants, créant une atmosphère évolutive, jamais répétitive.

Mention spéciale au design des effets spéciaux : les animations d’attaque des fantômes, les interactions avec les objets et les éléments surnaturels sont visuellement marquants. Seul bémol, certaines lignes de dialogues vocales peuvent devenir répétitives au bout de quelques heures – un détail facilement corrigeable, espérons-le, dans une future mise à jour.

Le souci du détail, jusqu’au sadisme

Ce qui impressionne dans Ghost Keeper, c’est ce raffinement sadique que l’on retrouve dans chaque niveau. Chaque détail visuel ou sonore semble avoir été conçu pour provoquer chez le joueur un petit ricanement démoniaque. Du papier peint vieilli aux miroirs poussiéreux qui se brisent à votre passage, rien n’est laissé au hasard.

Les développeurs montrent ici un amour évident pour les classiques de l’horreur, mais aussi une compréhension moderne des attentes des joueurs : le jeu est fluide, lisible, et fait mouche sans tomber dans la surcharge. Une réussite artistique pour un titre encore en développement.

 

Accès anticipé : un contenu déjà solide malgré quelques fantômes dans la machine

Ce que propose déjà le jeu dans sa version actuelle

Pour un jeu en early access, Ghost Keeper affiche une surprenante maturité. Le contenu déjà disponible permet de découvrir plusieurs niveaux, un large éventail de créatures jouables et des mécaniques bien installées. L’expérience de jeu est complète, et surtout, plaisante dès les premières minutes. Pas besoin d’attendre des dizaines d’heures pour que le fun arrive : il est là, immédiatement.

Le tutoriel est clair et efficace, et le jeu encourage très tôt la créativité stratégique. Chaque session peut être abordée de multiples façons, et le score incite à revenir affiner ses tactiques. De plus, la promesse d’un contenu évolutif dès le jour de la sortie officielle (ajout d’un fantôme et d’un lieu) montre que le studio prévoit déjà d’enrichir l’expérience.

Problèmes connus et correctifs à venir

Évidemment, l’expérience n’est pas parfaite. Le studio a communiqué sur plusieurs bugs mineurs en cours de correction :

  • Des problèmes visuels sporadiques ;
  • Une baisse de FPS dans la zone du cimetière pendant le chargement des cinématiques ;
  • Quelques réactions étranges des mortels dans certaines situations ;
  • Des petits bugs audio intermittents ;
  • Et l'absence d’achievements, pour le moment.

Ces soucis restent secondaires dans l’ensemble, n’impactant pas lourdement le plaisir de jeu. On note surtout l’absence de crash ou de bug critique, un exploit pour une version anticipée.

Une philosophie sans microtransactions bienvenue

Dans un monde vidéoludique saturé de monétisation intrusive, Ghost Keeper fait figure de belle exception. Pas de microtransactions, pas de pass saisonnier, pas de lootboxes… juste un jeu conçu pour être joué, exploré et apprécié selon le rythme du joueur. Ce parti pris mérite d’être salué, surtout quand il s’accompagne d’une telle richesse de gameplay.

"Dans Ghost Keeper, le seul prix à payer… c’est celui de vos âmes."

L’absence de mécaniques de grinding abusif permet de se concentrer sur l’essentiel : prendre du plaisir à jouer, à expérimenter et à dominer les mortels avec classe et cruauté.

 


Ce qu’on a adoré… et ce qui nous a moins convaincu

✅ Points positifs

  • Une ambiance gothique immersive : le décor victorien est superbement rendu, aussi bien visuellement que sur le plan sonore.
  • Une liberté d’action rare : chaque niveau peut être abordé de dizaines de façons différentes, ce qui donne une grande rejouabilité.
  • Des mécaniques de gameplay ingénieuses : la possibilité de combiner les pouvoirs, de manipuler l’environnement et d’orchestrer des séquences horrifiques offre un plaisir de jeu constant.
  • Aucun système de monétisation : pas de microtransactions, pas de freins artificiels. Un jeu pensé pour les joueurs.
  • Un contenu déjà riche pour une early access : plusieurs niveaux, de nombreuses entités, et de réelles possibilités stratégiques dès le départ.

❌ Points négatifs

  • Quelques bugs visuels et audio : notamment sur certaines maps comme le cimetière ou dans les réactions des mortels.
  • Une ligne de dialogue répétitive : qui devient vite agaçante à la longue.
  • Un équilibrage encore en cours : certains niveaux peuvent sembler plus faciles ou plus durs sans raison apparente, mais cela devrait être corrigé dans les futures mises à jour.

En quelques mots

Ghost Keeper n’est pas simplement un hommage aux jeux d’antan : c’est une lettre d’amour aux mécaniques ludiques oubliées, une œuvre malicieuse et inventive qui prouve qu’un jeu peut être à la fois nostalgique et moderne. Grâce à son gameplay flexible, son ambiance macabre délicieusement travaillée et son respect du joueur (aucune microtransaction en vue !), le titre parvient à se démarquer dans la jungle des accès anticipés.

Oui, quelques petits bugs viennent parfois hanter l’expérience, mais rien de vraiment inquiétant, surtout au vu de la solidité générale de cette version. Si le studio tient ses promesses en matière de mises à jour, Ghost Keeper pourrait bien devenir un incontournable du jeu stratégique indépendant.

Si vous aimez les jeux qui vous laissent manipuler leur monde à votre guise, que l’idée de terrifier des mortels vous fait rire au lieu de trembler, et que les univers gothiques vous séduisent autant que les tactiques vicieuses, alors ce jeu est fait pour vous.

"La peur est une arme. Et dans Ghost Keeper, c’est vous qui la maniez."

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